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En 1960, le 29 février à 23H41mn, un tremblement de terre ébranla

fortement, pendant quinze secondes, une partie de la ville. Plusieurs lames de fond de six mètres de hauteur accompagnèrent le séisme, et  sur certaines plages, des vagues puissantes balayèrent le sable sur de grandes profondeurs.

Il fut précédé de deux secousses annonciatrices. La première eut lieu le 23 février; la deuxième, beaucoup plus forte se produisit le 29 février à 11H45mn, soit douze heures avant la catastrophe. Cela donna lieu à une rumeur, non fondée, selon laquelle le séisme serait en corrélation avec la marée et suivrait le cycle lunaire.

Malgré sa magnitude relativement modeste, 5.9 sur l’échelle de Richter, ce tremblement de terre dont l’épicentre se trouvait à 60km au large, au droit du canyon d’Agadir, entraîna la destruction totale d’une partie de la ville. L’ampleur des dégâts s’explique par l’effet guide d’ondes joué par la bande étroite du fond du canyon. Celle-ci assura le transport, puis la focalisation de l’énergie sismique qui frappa de plein fouet la faible surface occupée par le quartier Nord Est. Il est clair qu’il faudra dorénavant éviter de construire des habitations dans ce secteur.


Par contre, la large baie d’Agadir a, par réfraction expansive, atténué les effets destructeurs du tsunami correspondant, épargnant ainsi les installations portuaires. Épargné, le port d'Agadir avait néanmoins subi de gros dégâts (grues renversées et magasins effondrés).


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Pour la petite histoire, rappelons que jusqu’à cette date, la menace sismique était considérée en France, comme inexistante, même dans les régions les plus exposées. Et ce n’est qu’à la suite de cet événement que furent élaborées les premières réglementations de constructions parasismiques.La ville fut rapidement reconstruite, et le trafic du port redémarra très vite. Après le séisme, entre 1960 et 1972, des travaux en vue d'assurer le trafic des primeurs et agrumes, et de favoriser les activités de la pêche, furent réalisés. L'acquisition d'une grue auto-porteuse de 700 m3 de capacité a été rendue nécessaire par les travaux de maintenance entrepris. Le quai sud du bassin de commerce fut prolongé sur 200 m, et 350 m de quais au port de pêche furent construits.Le 20 février 1966, une houle forte (9 à 15 m de creux significatif au large), de direction WNW et de longue période de l'ordre de 18 s, conséquence d'une tempête océanique d'une durée exceptionnellement longue (48 heures), atteignit les côtes d’Agadir. Au niveau de la grande digue les vagues n’avaient, du fait du prédéferlement, plus que 6 mètres de creux. Mais entraînèrent néanmoins d'importants dégâts dans le port. Au niveau du PM 450 des blocs de 40 tonnes furent projetés sur la plate forme. Les voies de service de la grue Titan et les chemins de fer furent emportés depuis le PM 560 jusqu’à l’extrémité de la digue. De même la canalisation d’hydrocarbures fut arrachée sur près de 150 m.


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