fortement, pendant quinze secondes, une partie de la ville. Plusieurs lames de fond de six mètres de hauteur accompagnèrent le séisme, et sur certaines plages, des vagues puissantes balayèrent le sable sur de grandes profondeurs.
Il fut précédé de deux secousses annonciatrices. La première eut lieu le 23 février; la deuxième, beaucoup plus forte se produisit le 29 février à 11H45mn, soit douze heures avant la catastrophe. Cela donna lieu à une rumeur, non fondée, selon laquelle le séisme serait en corrélation avec la marée et suivrait le cycle lunaire.
Malgré sa magnitude relativement modeste, 5.9 sur l’échelle de Richter, ce tremblement de terre dont l’épicentre se trouvait à 60km au large, au droit du canyon d’Agadir, entraîna la destruction totale d’une partie de la ville. L’ampleur des dégâts s’explique par l’effet guide d’ondes joué par la bande étroite du fond du canyon. Celle-ci assura le transport, puis la focalisation de l’énergie sismique qui frappa de plein fouet la faible surface occupée par le quartier Nord Est. Il est clair qu’il faudra dorénavant éviter de construire des habitations dans ce secteur.
Par contre, la large baie d’Agadir a, par réfraction expansive, atténué les effets destructeurs du tsunami correspondant, épargnant ainsi les installations portuaires. Épargné, le port d'Agadir avait néanmoins subi de gros dégâts (grues renversées et magasins effondrés).

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