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historique (port d’Agadir )




Embarcations de pêche artisanale à l’abri sur la plage du port d’Agadir
en 1918 (à l’emplacement actuel du port de Founti)

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La rade d’Agadir en 1920 : au premier plan « Sidi Bouknadel » et au fond  la jetée
de protection longue, à l'époque, de 206 mètres.

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Le port d’Agadir en 1934: on voit au premier plan un môle en bordure de mer, dit jetée portugaise, adossé au Founti. En second on distingue la jetée principale longue à l'époque de 232 mètres.


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Les portugais s’installèrent à Agadir dès le début du XV° siècle, Ils construisirent au pied de l’éperon montagneux qui domine la baie une forteresse, qui devint plus tard le quartier Fonti, à laquelle ils donnèrent le nom de Santa Cruz du Cap de Ghir. Ils durent la quitter en 1541.Au XVIIe siècle Agadir (Sainte Croix ou Santa Cruz de Mar Pequeña ou Santa Cruz de Beibeira) était un grand port où le drap et le blé européens s'échangeaient contre l'or du Soudan ou de Guinée et le sucre du Souss. Des négociants français, hollandais, danois, anglais, portugais et espagnols ne cessèrent de s’y disputer l’influence, car le port était devenu le débouché du Soudan.

Les plantations de canne à sucre, alors nombreuses dans le Souss, ne disparurent que vers le milieu du XVII° siècle devant la concurrence des Antilles et du Brésil.

En 1762 le port fut confié en gérance, c’est à dire en location sous contrat, à un dénommé Ben Isso. Mais en 1773 le port fut fermé au commerce au profit de Mogador (Essaouira), et la ville tomba en désuétude. Il ne fut plus question de sa rade jusqu’à la fin du XIX° siècle, où, vers 1894, des commerçants allemands entreprenants, à la tête desquels dans la suite se trouvèrent les frères Mannesmann, s’installèrent dans le Souss, et y occupèrent les terres cultivables, les terrains miniers et le commerce.

Puis à partir de 1911, suite à l’affaire de la canonnière allemande Panther, Agadir devint peu à peu une base navale, et fut même dotée, en 1916, d’une base aérienne. Le port commença à enregistrer une grande activité. On envisagea alors, la construction d’une digue nouvelle auprès de pointe Founti, pour abriter les petits navires, et même la création d’un véritable port de 80 hectares, avec quais et terre-pleins. Mais ce projet fut grandement contrarié par la première Grande Guerre

Mais l’histoire du complexe portuaire d’Agadir tel que nous le connaissons aujourd’hui ne commence qu’en 1917. Le site est abritée des grandes ondes de l'Océan par le promontoire du Cap Ghir.A partir de1917, le môle, dit "jetée portugaise", situé au pied de « Founti », fut aménagé et remblayé pour le stockage des matériaux de construction de la grande digue qui devait être la pièce maîtresse du port sur le plan des ouvrages..Et en 1918, la digue n’avait qu’une centaine de mètres de longueur.

De 1917 à 1920 la digue de protection fut construite sur 206 mètres. C’est une digue de type à talus, comprenant, un noyau en éléments de 100 à 1000 kg, des couches d’enrochements de protection dont les éléments sont de dimensions croissantes en s’écartant du noyau (catégorie de 1 à 4 tonnes et de 4 à 8 tonnes) et la carapace extérieure composée de blocs parallélépipédiques de 40 à 45 tonnes. Le couronnement, arasé à +6.55 m, est constitué par une galette de béton coulée sur place de 13.5 m de largeur sur laquelle se déplace l’engin de pose des blocs, une grue Titan.

La digue fut astucieusement édifiée en plusieurs étapes, chaque tronçon bénéficiant de l’ensablement provoqué par le tronçon précédent. Seul le dernier tronçon de 100 m de longueur fut construit côté port dans une souille à –12 m de manière à réserver la possibilité de dragages sans provoquer d’affouillements au pied de l’ouvrage.

De 1920 à 1937, la jetée de protection a été allongée de 26 mètres et l'aménagement des terre-pleins a été entrepris avec la construction des bâtiments actuels du port: magasins, hangars, immeuble du service de l'aconage.

Jusqu’en 1930, Le port d’Agadir n’était autorisé qu’à l’introduction de certaines denrées : blé, orge, maïs, sucre, thé, nécessaires aux besoins locaux.En 1930, pour mettre en valeur la riche plaine du Souss, le port d’Agadir fut officiellement ouvert au commerce international. Cette décision entraînera le déclin du port d’Essaouira (Mogador).

Par ailleurs, dans les années 1930, Agadir était une étape importante de l’aéropostale: Saint-Exupéry et Mermoz y font escale, passant ensuite par le cap Juby et Villa Cisneros (Tarfaya et Dakhla) avant la traversée de l'Atlantique. Les soirs de la venue du «taxi de Paris», en guise de balises, des feux de branchages étaient allumés sur un terrain vague sommairement aménagé. Une ligne téléphonique côtière, Agadir-Kénitra (Port Lyautey à l’époque) contribua à désenclaver la ville.

En 1931, un quai de 85 mètres, avec cale de débarquement, permettait tout l’été de faire des déchargements dès la mi-marée. Ce quai était équipé d’une grue à vapeur fixe de 6 tonnes et de 2 grues roulantes à vapeur de 3 tonnes.En 1937, la jetée de protection a été allongée de 26 mètres et l'aménagement des terre-pleins a été entrepris avec la construction des bâtiments actuels du port: magasins, hangars, immeuble du service de l'aconage.De 1937 à 1938, l'allongement de la jetée s'est poursuivi jusqu'au point métrique 332.De 1940 à 1952, la jetée a été conduite au point métrique 940.Un épi en enrochements de 275 mètres, ferme le petit bassin à l'Est. La halle aux poissons, commencée en 1948 a été achevée en 1950.

Les travaux concernant la construction, au pied du Founti, d'un grand bassin de 30 hectares, pour le commerce, ont démarrés en 1950 et furent terminés en 1953. La cimenterie d'Agadir est entrée en service au début de septembre 1952. Le pilotage a été rendu obligatoire par arrêté du 30 septembre 1952 applicable à la date du 15 mars 1953. Les navires étaient placés à quai et mis au travail dans l'ordre de leur arrivée. Seuls les cargos, venant embarquer des agrumes, jouissaient d'une priorité entière sur tous les autres.

L'exploitation du port, notamment la Capitainerie, était assurée par l'Administration des Travaux Publics.

Un certain nombre de services du port furent confiés à l'Auxiliaire Maritime du port d'Agadir (AMPA): la halle au poisson à partir du 1er juin 1951 et l'aconage à partir du 1er juillet 1952.



Agadir : le port de pêche en 1952
 
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Port d’Agadir en 1959 :  quartier Talbordj au premier plan, la casbah au sommet de la colline, et

le port.  


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